20 Janvier 2012

Visite guidée - PARCOURS DES PASSEREAUX : QUAND LES ENFANTS S'EN MÊLENT !


Le Parc « Mon exil » de la commune de Saint-Pierre d'Allevard (38) est très orienté familles mais  victime de vandalismes de plus en plus récurrents : bancs cassés, tags, squats... la fréquentation est en baisse : il faut agir. Un plan d'action est alors déterminé avec deux objectifs :

  • Démotiver les jeunes vandales, notamment en éteignant très tôt les lumières sur le Parc,
  • Reconstruire et donner une nouvelle impulsion au parc, grâce à la rénovation des équipements, (banc pour les anciens, jeux pour les enfants), mais pas seulement...

Sous l'impulsion d'Annayk Toulouse, responsable du service environnement, l'ancien parcours élaboré sur le thème des Haïku, ces poèmes japonais très courts décrivant la nature, va retrouver une seconde vie.

L'idée maîtresse est de solliciter les enfants pour élaborer le contenu des bornes thématiques, orientées sur le thème des oiseaux. Armée d'une volonté de fer, Annayk obtient d'une part, l'adhésion des classes, et d'autre part les spécificités techniques PIC BOIS qui vont permettre de cadrer les créations. Au programme du dernier trimestre de l'école primaire : des groupes d'écritures et des groupes de dessins, des recherches sur les oiseaux, des cours de dessins, la fabrication de corridors biologiques, de nichoirs et de refuges à insectes pour les plus grands. 3 mois ont suffit pour que le projet aboutisse. Et ça marche !

« Dès l'installation, depuis juillet 2011, les familles se sont réapproprié le parc, grâce aux actions des enfants. L'information a aussi été relayée dans le journal municipal Saint Pierre info. »

Spécialiste de l'éducation à l'environnement, Annayk n'en est pas à sa première action, et compte bien utiliser cet aménagement sur le long terme. « Pour l'année 2012, nous allons utiliser le sentier comme support pédagogique, avec d'autres classes. » Une démarche d'animation pédagogique de la commune en matière de sensibilisation et de protection des espaces naturels et aménagés et de restauration des corridors biologiques au sein du village qui s'est avérée socialement payante.

« La préservation de notre environnement est un acte civique, mon rôle est de communiquer et d'informer les gens sur l'environnement du pays. Je leur transmets mon savoir – faire pour qu'ils aient leur propres jugements. Plus ils se sentent concernés, plus notre action est efficace. Pour cela, nous organisons régulièrement des conférences, des ballades, des sorties à thèmes. Il faut parfois s'armer de patience ! Après 10 ans au service environnement (dont 5 années de pédagogie auprès du « grand public »), l'intérêt de la population grandit. Aujourd'hui,on me sollicite sur des questions précises et techniques.»